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15.03.2008

Gros succès populaire

Ceux qui ne sont pas venus à la Joute oratoire auront raté quelque chose de chic !

C'est l'équipe des pro-pétition-des-fabricants-de-lanternes qui a gagné le bouquet de roses (la belle Négar Haeri avait osé commencer son speech par ces mots d'une sobriété toute antique : "Le jour nuit !")

Les couronnes de laurier ont été partagées démocratiquement entre les deux équipes. 

Le public enthousiaste a même demandé que cette séance ait une suite, et avant 2009, s'il vous plaît.

Le public est décidément insatiable. 

Certains, qui n'avaient pu venir (Frédéric Mengès qui plaidait ce soir-là, Jean-Laurent Cochet qui jouait ce soir-là) ont demandé de participer la prochaine séance. On ne va pas tout de même pas les décevoir !

Du coup, cher public, je te promets que je vais m'employer à organiser la chose. Je ne sais pas quand, je ne sais pas où, mais c'est promis-juré !

 Saladin 

11.03.2008

Déroulement

Je viens de passer un moment avec les étudiants en Droit de Lysias pour préparer la séance de jeudi.
Il en sort la proposition suivante :
Constituer deux équipes, l'une pro et l'autre contra, dans lesquelles se répartiraient tant les "candidats" que les "professionnels", qui se trouvent être par paires (Olivier Sers et Yves Sicard, Thibaut Rouffiac et Frédéric Mengès, etc.).
Du coup, le jury serait constitué par le public qui votera à la fin de la joute, en faveur de l'une ou l'autre équipe (verts ou rouges).
L'idée serait de donner la parole alternativement à un membre de chaque équipe, en commençant par les débutants (étudiants de Léonard de Vinci et outsiders), suivis par les Lysias, puis par les secrétaires de la Conférence et enfin par les "patrons" (Sers et Sicard), qui donneront le mot de la fin.
Le nombre total des participants n'est pas encore connu exactement, mais à l'heure qu'il est, il avoisinent la quinzaine, ce qui donne un temps de parole de quelques minutes par orateur.
Qui propose mieux ? 
 
Saladin 

06.03.2008

Berryer, Lysias et compagnie

C'est officiel, Me Sers aura comme protagonistes les secrétaires de la Conférence Berryer Thibaut Rouffiac et Frédéric Menges, ainsi que des membres du bureau de la Conférence Lysias des étudiants en droit. Spectacle garanti !

05.03.2008

Il y a orateur et orateur...

    Qui a dit qu’Apulée était un auteur comique et que son Âne d’or était follement drôle ? Sauf erreur, cela a été également dit de nombreux autres : de Pétrone et de son Satiricon, de Juvénal et de ses Satires, de Catulle et de ses élégies. Sans parler de Plaute, de Térence et d’Aristophane. Alors, pourquoi sont-ils si horriblement barbants à lire ?
    Colombo aurait dit : Ah, j’ai compris ! ils sont drôles en latin, mais pas en français ! C’est cela, M’sieur ?
    Pour Aristophane, l’action en justice est éteinte car les savoureuses traductions de feu Victor Debidour sont dans toutes les bonnes librairies.
    ― Ah oui ! aurait ajouté Colombo-qui-a-de-l’instruction, celui qui a traduit Lysistrata par Démobilisette et Cinésias par Chaud-Lapin.
    Pour les quatre premiers compères latins, je vais vous faire une confidence : les traductions de Me Olivier Sers (Les Belles Lettres, classiques en poche) m’ont obligé à modifier radicalement mes habitudes de lecture : depuis l’école primaire, je ne peux m’empêcher de commencer une dizaine de livres simultanément, dont je poursuis la lecture au gré de mes humeurs, en les éparpillant aux quatre coins de la maison. Mais là, tout à coup, ça ne marche plus. Voilà que j’ai soigneusement disposé une pile de petits livres au bord d’une étagère, à portée de main : sur le dessus, il y a L’Âne d’or, puis, juste au dessous, Le Satiricon, puis Les Satires, puis le Roman de Catulle et tout au-dessous, Les Baisers de Jean Second.
    Me voici donc plongé dans Apulée et je suis déjà tenaillé par un horrible dilemme : j’attends avec impatience le moment de me jeter dans la suite des burlesques aventures de Lucius transformé en âne par l’erreur de la sémillante Photis (l’irrésistible soubrette avait confondu les deux pots de crème magique de sa magicienne de patronne et elle avait donné à son amant celle qui transforme en âne) tout en craignant que l’histoire finisse bientôt parce que je lis trop vite. Puis, je me calme en me disant que ce n’est pas grave car, après Apulée, il y aura Pétrone, et ainsi de suite. Et puis, quand j’aurai fini, je pourrai les relire tranquillement en louchant d’un œil sur le français et de l’autre sur le latin, pour apprécier la double performance, celle de l’auteur, et celle du traducteur.
    C’est bien simple, en lisant l’Apulée d’Olivier Sers, on a l’impression de lire Cervantès, ou Laurence Sterne, ou un autre de la même farine (ejusdem farinae, comme disait l’ami Christophe, immortel auteur du Savant Cosinus). En tout cas, pas un auteur de versions latines.
    ― Et en lisant Jean Second et Marulle ? demande Colombo.
    ― Ne me dérangez pas, je n’ai pas fini de savourer Apulée.
    Me Sers fut une gloire du Barreau (ceci explique peut-être cela) et c’est la raison pour laquelle il va présider notre première Joute oratoire des Belles Lettres, jeudi 13 mars à 19 h dans les augustes murs de l’Alliance française. Nous pourrons y apprécier de visu (comme disaient les pages roses du Petit Larousse) si la brillance de son éloquence égale celle de sa plume.

 Saladin 

La dernière (12e) causerie

Jeudi  17 janvier
À 19 H
À L'ALLIANCE FRANÇAISE
101 BOULEVARD RASPAIL, 75006 PARIS
MÉTRO N.D DES CHAMPS, ST PLACIDE
JOUTE ORATOIRE DES BELLES LETTRES
 
Sujet proposé à l’éloquence des candidats :

« Pétition des fabricants de chandelles et généralement de tout ce qui concerne l’éclairage […] demandant au gouvernement qu’il ordonne la fermeture de toutes fenêtres et lucarnes […] en un mot de toutes les ouvertures par lesquelles la lumière du soleil a coutume de pénétrer dans les maisons, au préjudice des belles industries dont nous nous flattons d’avoir doté le pays, qui ne saurait sans ingratitude nous abandonner à une lutte si inégale. »
(extrait de Frédéric Bastiat, Sophismes économiques, Éd. Les Belles Lettres, 2005, p. 89)

Règlement :
1. Chaque orateur aura la parole pendant dix minutes exactement pour répondre à la Pétition des fabricants de chandelles, en argumentant pro ou contra.
2. Le jury, présidé par Me Olivier Sers, sera composé des plus éminentes personnalités de l’art oratoire national.
3. Le vainqueur recevra une couronne de lauriers bien méritée sous les applaudissements du public enthousiaste.
Les candidatures doivent être envoyées à l’adresse email : saladin-jc@noos.fr, ou déposées à la Librairie des Belles Lettres, 95 bd Raspail, 75006 Paris.
Le texte intégral de la Pétition de Bastiat peut être consulté sur ce blog.
 

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